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Tournoi des six nations: la France affronte l'Angleterre avec le Grand Chelem à la clé
20/03 | 07h23 GMT

©AFP / Franck Fife
Le XV de France a rendez-vous avec l'Histoire, samedi (20h45) au Stade de France en clôture du Tournoi des six nations, où une victoire contre l'Angleterre, bête noire des trois dernières saisons, lui offrirait un neuvième Grand Chelem et le premier titre de l'ère Lièvremont.

©AFP / Franck Fife
L'équipe de France de rugby à l'entraînement au Stade de France le 19 mars 2010.
PARIS (AFP) - Le XV de France a rendez-vous avec l'Histoire, samedi (20h45) au Stade de France en clôture du Tournoi des six nations, où une victoire contre l'Angleterre, bête noire des trois dernières saisons, lui offrirait un neuvième Grand Chelem et le premier titre de l'ère Lièvremont.
Les Français, décevants troisièmes du Tournoi en 2008 et 2009 pour les deux premières
tentatives
de leur nouvel entraîneur, visent un troisième Grand Chelem depuis l'élargissement à six nations en 2000 avec l'entrée de l'Italie, après ceux remportés en 2002 et 2004 sous l'autorité de Bernard Laporte.
La victoire finale dans le Tournoi, que la France n'a plus connue depuis 2007, semble pratiquement acquise, à moins d'un invraisemblable renversement de situation au profit du tenant du titre irlandais, qui reçoit l'Ecosse samedi à Dublin.
Mais seul compte le Grand Chelem aux yeux des Français, qui en avaient fait leur objectif dès le début de cette campagne. "C'est l'occasion de rentrer dans l'histoire du rugby français, de valider le travail accompli, la progression, et d'avoir une base de confiance et de performance pour l'avenir", a déclaré Marc Lièvremont.

©AFP / Franck Fife
Les joueurs du XV de France Alexis Palisson, Julien Bonnaire, Morgan Parra et Marc Andreu arrivent au Stade de France pour un entraînement le 19 mars 2010.
Cette première opportunité de trophée pour le groupe intervient après deux années d'atermoiements, ponctuées par quelques succès de prestige en 2009 en Nouvelle-Zélande et face à l'Afrique du Sud mais aussi de quelques cuisantes défaites.
La plus spectaculaire eut lieu à Twickenham, le 15 mars 2009. Ce jour-là, les Français sombraient (10-34) face à une Angleterre pourtant moribonde, trop heureuse de bénéficier d'un tel cadeau contre ces "Frenchies" incompréhensibles et qui ressassent encore cette humiliation sans véritablement en cerner les causes.
Cette débâcle française intervint après deux déconvenues au Stade de France, la défaite du Tournoi-2008 et surtout la demi-finale du Mondial-2007 perdue (9-14) contre le XV de la Rose, affligeante répétition du scénario du Mondial-2003.
Les Français ont donc un vieux compte à régler avec l'Angleterre, déjà écartée de la lutte pour la victoire finale, une vieille rengaine depuis 2003, après sa défaite (16-20) à domicile contre l'Irlande et son nul (15-15) ramené d'Ecosse.
Mais l'Angleterre a cette qualité trop rare dans l'histoire française: elle sait ne pas s'embarrasser de grands principes de jeu, qu'elle laisse volontiers à ses adversaires défaits, et entend bien perpétrer cette tradition en gâchant la fête française, ce qui suffirait amplement à son bonheur.

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Sébastien Chabal à l'entraînement au Stade de France le 19 mars 2010.
Le XV de la Rose parait pourtant bien fané. Depuis la prise de fonction en novembre 2008 de Martin Johnson, le capitaine des champions du monde 2003, il s'est incliné à 9 reprises en 17 rencontres et a déçu au-delà de toute mesure dans ce Tournoi-2010.
"La France est sous pression. Elle veut le Grand Chelem. Elle est l'équipe en forme du moment et veut finir le travail. Mais notre motivation ne sera pas tant de les arrêter que de montrer la fierté que nous ressentons à chaque fois que nous jouons. C'est un match immense pour l'Angleterre, c'est un immense défi d'aller à Paris", a déclaré Johnson, qui a décidé de laisser Jonny Wilkinson, très décrié depuis le début du Tournoi, sur le banc au profit de Toby Flood. Et rappelé un vieux guerrier, le centre Mike Tindall, vétéran du titre mondial en 2003.
Les Anglais seront également privés de leur capitaine Steve Borthwick, blessé à un genou et remplacé par Louis Deacon. Lewis Moody prend le capitanat.
Ils seront opposés à une équipe de France inchangée, à la seule exception du centre Mathieu Bastareaud, de retour à la place de David Marty. Avec une charnière Parra/Trinh-Duc qui a fait taire les sarcasmes outre-Manche mais qui a encore tout à prouver. Et à gagner!
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