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La vague de froid qui persiste en Europe a fait quelque 470 morts
07/02 | 23h10 GMT
KIEV (AFP) - Le bilan humain et matériel du grand froid qui semble devoir persister au moins jusqu'à la semaine prochaine en Europe s'est encore alourdi mardi, surtout dans l'est du continent, atteignant environ 470 morts, toutes causes confondues.
KIEV (AFP) - Le bilan humain et matériel du grand froid qui semble devoir persister au moins jusqu'à la semaine prochaine en Europe s'est encore alourdi mardi, surtout dans l'est du continent, atteignant environ 470 morts, toutes causes confondues.
En Ukraine, un retraité de 62 ans est décédé faute de soins médicaux, l'ambulance qu'il avait appelée étant immobilisée par la neige, a rapporté le site d'information Korrespondent.net.
Les températures devraient chuter jusqu'à -30°C dans le pays en fin de semaine, selon les services météorologiques. Au moins 136 personnes sont mortes de froid en Ukraine depuis le 27 janvier.
Le nombre des décès par hypothermie en Pologne s'élève désormais à 68, avec six morts de plus en 24 heures, a annoncé la police.
La plupart des morts de froid sont des sans-abri, souvent en état d'ébriété. Mais la vague de froid fait aussi des victimes dans les habitations - 50 morts au total avec deux nouveaux décès par asphyxie depuis lundi - en provoquant des milliers d'incendies et des intoxications au monoxyde de carbone, dus à des poêles défectueux.
Il y a 23 morts en Lituanie, 10 en Lettonie et un en Estonie.
En République tchèque, un homme de 44 ans est mort de froid dans une cabane dans la banlieue de Prague, ce qui porte à 24 le nombre des décès, selon l'agence de presse CTK.
On compte trois morts en Slovaquie et un en Moldavie.
En Roumanie, où le bilan officiel s'établissait mardi à 38 morts, les écoles étaient fermées dans onze départements ainsi qu'à Bucarest en raison du froid et de la neige. Plusieurs trains ont été annulés et la circulation a été fermée sur une quarantaine de routes nationales.
En Bulgarie, il y a eu 16 morts depuis la fin janvier, outre huit décès répertoriés dans des inondations lundi. Des tempêtes de neige se sont de nouveau abattues mardi sur le pays.
L'ensemble du trafic était bloqué dans le nord-est. Au sud, le trafic vers la Turquie était perturbé par des inondations.
En Hongrie, une femme est morte mardi à cause d'une fuite de monoxyde de carbone à Bordany (sud). Le bilan de la vague de froid dans le pays est de 13 morts. Un froid sibérien devrait régner jusqu'à la fin de la semaine.
En Bosnie, une femme âgée a été trouvée morte dans la neige mardi dans une bourgade près de Mostar (sud), et la police a annoncé le décès d'un quinquagénaire trouvé recouvert de neige au bord d'une route près de Travnik (centre).
Cela porte à 20 le nombre total de décès dans les Balkans, dont dix en Serbie, cinq en Bosnie, trois en Croatie, un au Monténégro et un en Macédoine.
En Serbie, la neige qui continue de tomber rend la situation de plus en plus critique. Des dizaines de milliers de personnes sont bloquées dans des villages coupés du monde, comme en Croatie et en Bosnie.
Belgrade va devoir faire appel à des brise-glace sur le Danube.
Des températures frôlant les -25°C sont attendues cette semaine dans les Balkans.
En Italie, le bilan de la vague de froid et de neige, qui a débuté il y a une semaine dans le nord puis s'est étendue au reste du pays, a atteint mardi 40 morts.
Les températures les plus basses ont été enregistrées dans le nord, avec -25 degrés à Marcesina, sur les rives du lac de Garde.
La neige est tombée en abondance toute la journée sur le sud du pays, en particulier sur l'Irpinia, zone montagneuse de la Campanie, dans la région de Naples. Les flocons sont arrivés aux portes de Palerme, en Sicile.
Dans le sud de la Basilicate, à Potenza, des habitants ont chaussé leurs skis pour se déplacer. Dans certains villages de montagne de la région, on comptait jusqu'à deux mètres de neige.
Dans la ville de L'Aquila, dévastée en 2009 par un séisme qui avait fait plus de 300 morts, les résidents bloqués par la neige s'inquiétaient du risque de pénurie de nourriture et ont signalé la présence de loups affamés dans les rues désertes du village de Trasacco.
En Grèce, une Britannique résidant sur l'île de Symi, en mer Egée, s'est noyée dans un torrent grossi par des pluies diluviennes. Une octogénaire était déjà décédée dimanche lors d'inondations dans le Péloponnèse (ouest), et deux clandestins étaient morts la semaine dernière en tentant de traverser la frontière depuis la Turquie.
La neige est tombée mardi sur l'ensemble de l'Autriche, alors que l'est du pays et la capitale, Vienne, avaient jusqu'ici été épargnés. Le bilan est de quatre morts.
La neige a perturbé le trafic routier dans l'est et provoqué des retards à l'aéroport de Vienne.
En Allemagne, le froid a tué un septuagénaire, retrouvé mort gelé près de sa voiture en Basse-Saxe (nord). Un homme de 68 ans avait été trouvé mort la veille dans sa maison qui n'était pas chauffée. Le bilan se monte à au moins quatre morts, selon les médias.
En France, où le bilan est de six morts, l'est du pays restait placé sous alerte météo orange de grand froid. Craignant des coupures de courant, les autorités appellent à moins faire fonctionner les chauffages.
Aux Pays-Bas, les températures sont descendues jusqu'à moins 18,9 degrés dans le nord du pays. Un homme de 55 ans est mort samedi à Rijpwetering (ouest), tombé à l'eau après la rupture d'une couche de glace, selon la police locale.
La société ferroviaire néerlandaise NS a annoncé que le trafic resterait perturbé jusqu'à vendredi.
De nouvelles chutes de neige étaient attendues mardi en Angleterre, où la température pourrait localement baisser à -10°C la nuit.
Les intempéries qui, sous forme de neige, pluie diluvienne et grêle, se sont étendues de l'autre côté de la Méditerranée, en Afrique du Nord, ont déjà fait 28 morts depuis vendredi en Algérie, dont beaucoup par intoxication due au gaz ou dans des accidents de la route.
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La vague de froid qui persiste en Europe a fait quelque 470 morts
07/02 | 23h10 GMT
KIEV (AFP) - Le bilan humain et matériel du grand froid qui semble devoir persister au moins jusqu'à la semaine prochaine en Europe s'est encore alourdi mardi, surtout dans l'est du continent, atteignant environ 470 morts, toutes causes confondues.
KIEV (AFP) - Le bilan humain et matériel du grand froid qui semble devoir persister au moins jusqu'à la semaine prochaine en Europe s'est encore alourdi mardi, surtout dans l'est du continent, atteignant environ 470 morts, toutes causes confondues.
En Ukraine, un retraité de 62 ans est décédé faute de soins médicaux, l'ambulance qu'il avait appelée étant immobilisée par la neige, a rapporté le site d'information Korrespondent.net.
Les températures devraient chuter jusqu'à -30°C dans le pays en fin de semaine, selon les services météorologiques. Au moins 136 personnes sont mortes de froid en Ukraine depuis le 27 janvier.
Le nombre des décès par hypothermie en Pologne s'élève désormais à 68, avec six morts de plus en 24 heures, a annoncé la police.
La plupart des morts de froid sont des sans-abri, souvent en état d'ébriété. Mais la vague de froid fait aussi des victimes dans les habitations - 50 morts au total avec deux nouveaux décès par asphyxie depuis lundi - en provoquant des milliers d'incendies et des intoxications au monoxyde de carbone, dus à des poêles défectueux.
Il y a 23 morts en Lituanie, 10 en Lettonie et un en Estonie.
En République tchèque, un homme de 44 ans est mort de froid dans une cabane dans la banlieue de Prague, ce qui porte à 24 le nombre des décès, selon l'agence de presse CTK.
On compte trois morts en Slovaquie et un en Moldavie.
En Roumanie, où le bilan officiel s'établissait mardi à 38 morts, les écoles étaient fermées dans onze départements ainsi qu'à Bucarest en raison du froid et de la neige. Plusieurs trains ont été annulés et la circulation a été fermée sur une quarantaine de routes nationales.
En Bulgarie, il y a eu 16 morts depuis la fin janvier, outre huit décès répertoriés dans des inondations lundi. Des tempêtes de neige se sont de nouveau abattues mardi sur le pays.
L'ensemble du trafic était bloqué dans le nord-est. Au sud, le trafic vers la Turquie était perturbé par des inondations.
En Hongrie, une femme est morte mardi à cause d'une fuite de monoxyde de carbone à Bordany (sud). Le bilan de la vague de froid dans le pays est de 13 morts. Un froid sibérien devrait régner jusqu'à la fin de la semaine.
En Bosnie, une femme âgée a été trouvée morte dans la neige mardi dans une bourgade près de Mostar (sud), et la police a annoncé le décès d'un quinquagénaire trouvé recouvert de neige au bord d'une route près de Travnik (centre).
Cela porte à 20 le nombre total de décès dans les Balkans, dont dix en Serbie, cinq en Bosnie, trois en Croatie, un au Monténégro et un en Macédoine.
En Serbie, la neige qui continue de tomber rend la situation de plus en plus critique. Des dizaines de milliers de personnes sont bloquées dans des villages coupés du monde, comme en Croatie et en Bosnie.
Belgrade va devoir faire appel à des brise-glace sur le Danube.
Des températures frôlant les -25°C sont attendues cette semaine dans les Balkans.
En Italie, le bilan de la vague de froid et de neige, qui a débuté il y a une semaine dans le nord puis s'est étendue au reste du pays, a atteint mardi 40 morts.
Les températures les plus basses ont été enregistrées dans le nord, avec -25 degrés à Marcesina, sur les rives du lac de Garde.
La neige est tombée en abondance toute la journée sur le sud du pays, en particulier sur l'Irpinia, zone montagneuse de la Campanie, dans la région de Naples. Les flocons sont arrivés aux portes de Palerme, en Sicile.
Dans le sud de la Basilicate, à Potenza, des habitants ont chaussé leurs skis pour se déplacer. Dans certains villages de montagne de la région, on comptait jusqu'à deux mètres de neige.
Dans la ville de L'Aquila, dévastée en 2009 par un séisme qui avait fait plus de 300 morts, les résidents bloqués par la neige s'inquiétaient du risque de pénurie de nourriture et ont signalé la présence de loups affamés dans les rues désertes du village de Trasacco.
En Grèce, une Britannique résidant sur l'île de Symi, en mer Egée, s'est noyée dans un torrent grossi par des pluies diluviennes. Une octogénaire était déjà décédée dimanche lors d'inondations dans le Péloponnèse (ouest), et deux clandestins étaient morts la semaine dernière en tentant de traverser la frontière depuis la Turquie.
La neige est tombée mardi sur l'ensemble de l'Autriche, alors que l'est du pays et la capitale, Vienne, avaient jusqu'ici été épargnés. Le bilan est de quatre morts.
La neige a perturbé le trafic routier dans l'est et provoqué des retards à l'aéroport de Vienne.
En Allemagne, le froid a tué un septuagénaire, retrouvé mort gelé près de sa voiture en Basse-Saxe (nord). Un homme de 68 ans avait été trouvé mort la veille dans sa maison qui n'était pas chauffée. Le bilan se monte à au moins quatre morts, selon les médias.
En France, où le bilan est de six morts, l'est du pays restait placé sous alerte météo orange de grand froid. Craignant des coupures de courant, les autorités appellent à moins faire fonctionner les chauffages.
Aux Pays-Bas, les températures sont descendues jusqu'à moins 18,9 degrés dans le nord du pays. Un homme de 55 ans est mort samedi à Rijpwetering (ouest), tombé à l'eau après la rupture d'une couche de glace, selon la police locale.
La société ferroviaire néerlandaise NS a annoncé que le trafic resterait perturbé jusqu'à vendredi.
De nouvelles chutes de neige étaient attendues mardi en Angleterre, où la température pourrait localement baisser à -10°C la nuit.
Les intempéries qui, sous forme de neige, pluie diluvienne et grêle, se sont étendues de l'autre côté de la Méditerranée, en Afrique du Nord, ont déjà fait 28 morts depuis vendredi en Algérie, dont beaucoup par intoxication due au gaz ou dans des accidents de la route.
Monde
La vague de froid qui persiste en Europe a fait quelque 470 ...Aérien: les pilotes très mobilisés, de nouvelles perturbations mercredi sur les vols
07/02 | 20h07 GMT
PARIS (AFP) - Le conflit dans l'aérien contre un encadrement plus strict du droit de grève, principalement suivi par les pilotes d'Air France, a contraint la compagnie à annuler des centaines de vols mardi, sans toutefois provoquer de pagaille, et le trafic restera perturbé mercredi.
PARIS (AFP) - Le conflit dans l'aérien contre un encadrement plus strict du droit de grève, principalement suivi par les pilotes d'Air France, a contraint la compagnie à annuler des centaines de vols mardi, sans toutefois provoquer de pagaille, et le trafic restera perturbé mercredi.
Mardi, la compagnie a assuré avoir réalisé plus de 70% de son programme long courrier, au-delà de ses prévisions, et 70% des vols court et moyen courrier.
Les vols vers les aéroports régionaux et l'Europe représentent 95% des quelque 1.500 vols assurés chaque jour par la compagnie.
D'où des annulations préventives par centaines et une trentaine d'annulations "à chaud" mardi.
Mercredi, Air France prévoit d'assurer 60% de ses vols long courrier et 70% des vols court et moyen courrier en incluant l'activité de ses filiales.
Dans ce contexte, la compagnie informe massivement ses passagers par courriels et SMS (120.000 depuis lundi), de sorte qu'il n'y a pas des milliers de voyageurs se présentant aux aéroports sans connaître le statut de leur vol.
A la direction d'Air France, on expliquait avoir "anticipé le plus possible les annulations et prévenir les passagers qui sont, quand c'est possible, reportés sur les vols prévus ou qui ne viennent pas et reportent leur voyage".
La compagnie a également facilité les conditions pour reporter son billet au-delà du jeudi 9 février, dernier jour du préavis.
Selon le SNPL, le principal syndicat de pilotes, le taux de grévistes s'est élevé mardi chez les pilotes d'Air France à plus de 60%.
"Le taux de grévistes est proche de celui de lundi (50%) mais il y a de plus en plus d'annulations car le réservoir de non grévistes diminue", a expliqué Yves Deshayes, président du SNPL national.
La direction d'Air France a, quant à elle, indiqué que 30% de pilotes et 15% d'hôtesses et de stewards avaient suivi la grève.
"70% des PNT (personnels navigants techniques, pilotes, ndlr) et plus de 85% des PNC (personnel navigant commercial, hôtesses et stewards) étaient au travail aujourd'hui (mardi) selon notre dernier comptage en début de soirée", a déclaré à l'AFP un porte-parole.
Tous les syndicats de l'aérien avaient déposé un préavis de grève du 6 au 9 février pour s'opposer à une proposition de loi, votée en première lecture le 24 janvier par les députés.
Le gouvernement déterminé
Le texte veut notamment imposer aux grévistes des préavis individuels 48 heures avant le début d'un conflit. Le gouvernement invoque "un progrès pour le droit des passagers" moyennant des prévisions de trafic affinées.
Les syndicats voient dans le texte une atteinte au droit de grève, sans le créditer d'une amélioration du dialogue social.
La proposition de loi du député UMP Eric Diard impose aussi aux grévistes d'annoncer leur intention de reprendre le travail 24 heures à l'avance et aux compagnies de communiquer des prévisions de trafic 24 heures en amont.
L'examen au Sénat est prévu le 15 février, avant un retour devant les députés.
Si les préavis ont été déposés par l'ensemble des syndicats - pilotes, hôtesses et stewards, personnel au sol et prestataires - les pilotes d'Air France sont aux avant-postes de la mobilisation.
EasyJet n'a annulé aucun vol mardi, contre six la veille, a indiqué la direction qui prévoit d'assurer mercredi tout son programme.
Le ministre des Transports Thierry Mariani a réaffirmé mardi "la détermination du gouvernement à soutenir cette loi".
Le SNPL a, lui, critiqué "l'absence de rendez-vous avec le gouvernement pendant le conflit". "Nous irons donc au bout du préavis (jeudi) mais nous estimons que ce n'est pas très responsable de ne rien proposer tout de suite et de laisser faire la grève", a commenté Yves Deshayes, le président du SNPL.
France
Aérien: les pilotes très mobilisés, de nouvelles perturbations mercredi sur les ...Barroso défend la place de la Grèce dans la zone euro face aux voix discordantes
07/02 | 19h25 GMT
BRUXELLES (AFP) - Le président de la Commission européenne a dû monter au créneau mardi pour défendre la place de la Grèce dans la zone euro, alors que des voix s'élèvent en faveur d'une sortie du pays de l'Union monétaire.
BRUXELLES (AFP) - Le président de la Commission européenne a dû monter au créneau mardi pour défendre la place de la Grèce dans la zone euro, alors que des voix s'élèvent en faveur d'une sortie du pays de l'Union monétaire.
"Nous voulons que la Grèce reste dans l'euro", a déclaré José Manuel Barroso lors d'une conférence de presse, au côté du Français Jacques Delors qui fut aussi président de la Commission européenne de 1985 à 1994.
M. Barroso a souligné que "les coûts d'une sortie de la Grèce de l'euro seraient plus élevés que les coûts pour continuer à soutenir la Grèce".
Les propos de M. Barroso surviennent alors que la réunion prévue mardi soir entre le Premier ministre grec Lucas Papademos et les dirigeants politiques soutenant l'exécutif pour avaliser les réformes voulues par l'UE et le FMI a été renvoyée à mercredi.
Avant le nouveau rendez-vous, "probablement à la mi-journée", M. Papademos doit encore finaliser avec la troïka des créanciers publics le texte définitif reprenant les grandes lignes des mesures sur lesquelles devront s'engager les dirigeants du parti socialiste, Georges Papandréou, du parti conservateur, Antonis Samaras, et de la formation d'extrême droite, Georges Karatzaferis, a indiqué une source au cabinet de M. Papademos.
Ce nouveau report, alors que la réunion de M. Papademos avec le trio politique était prévue lundi, "ne signale pas de blocage, rien de dramatique n'est intervenu, simplement une série de points très techniques à boucler qui a pris plus de temps que prévu", a ajouté cette source.
Dans le contexte tendu autour de l'avenir de la Grèce, l'intervention de M. Barroso ont fait figure de mise au point après ceux de la commissaire européenne chargée des nouvelles technologies, la Néerlandaise Neelie Kroes, dans une interview publiée mardi par le quotidien néerlandais De Volkskrant.
Il n'y aura "absolument pas mort d'homme si quelqu'un quitte la zone euro", y affirme-t-elle.
"On répète toujours que si on laisse un pays partir ou qu'on lui demande de partir, l'ensemble de la structure s'effondre. Mais cela n'est pas vrai", insiste Mme Kroes qui souligne toutefois ne pas être "partisane" d'une telle solution.
Le débat sur l'opportunité de laisser la Grèce quitter la zone euro revient à intervalle régulier ces derniers mois. Aux Pays-Bas, pays partisan de la plus grande discipline budgétaire, cette option n'est plus totalement écartée.
Le Premier ministre néerlandais Mark Rutte s'est ainsi dit mardi "d'accord" avec Mme Kroes. Si la Grèce venait à abandonner la monnaie unique, cela comporterait "moins de risques" de contagion de la crise de la dette au sein de la zone euro qu'auparavant, selon lui.
"Il y a moins de risques", a déclaré M. Rutte à la radio publique néerlandaise: "c'est dans notre intérêt que la Grèce reste et, pour cela, elle doit prendre toutes les mesures qu'elle nous a promises (...) mais, si cela ne devait pas fonctionner, nous sommes plus forts maintenant qu'il y a un an et demi", grâce à la recapitalisation des banques et à la mise en place du pare-feu européen.
Son ministre des Finances, Jan Kees de Jager, a exprimé le même point de vue sur la chaîne de télévision privée RTL Z. "Si quelque chose devait mal se passer avec leur pays (la Grèce), nous avons créé depuis un an et demi un environnement dans lequel le risque pour le contribuable est moins grand", a-t-il souligné.
L'éventualité d'une sortie de la Grèce de la zone euro a également été évoquée par la commissaire européenne à la Pêche, la Grecque Maria Damanaki, dans un entretien avec l'édition dominical du quotidien grec To Vima.
Interrogée sur les scénarios sur la question, elle a souligné qu'il ne s'agissait "pas de simples scénarios mais de plans alternatifs" qui, toutefois, "ne sont pas préférables en ce moment".
En Allemagne, certains économistes ont plaidé ouvertement pour une telle solution ces derniers mois. Et, selon des diplomates à Bruxelles, le gouvernement allemand est divisé sur la question. Si la chancelière allemande Angela Merkel est clairement opposée à une sortie de la Grèce, son ministre des Finances Wolfgang Schäuble est moins catégorique sur le sujet, estiment-ils.
Ce débat survient à un moment critique pour la Grèce, confrontée à une impatience grandissante de ses créanciers publics face à la lenteur des réformes promises. Le Premier ministre grec Lucas Papademos devait reprendre mardi soir les négociations avec les créanciers du pays et le trio de dirigeants soutenant son gouvernement pour débloquer l'aide indispensable pour éviter au pays de faire défaut en mars.
"Nous sommes à un moment très proche d'un accord final à Athènes", a souligné M. Barroso mardi, tout en parlant d'"un moment décisif pour l'avenir de la Grèce et de l'Europe".
Economie/Finances
Barroso défend la place de la Grèce dans la zone euro face aux voix ...Propos de Claude Guéant: un député fait scandale en parlant de "régime nazi"
07/02 | 21h12 GMT
PARIS (AFP) - La polémique autour des propos de Claude Guéant sur les civilisations a pris un tour plus violent entre la gauche et le gouvernement, mardi à l'Assemblée, avec des déclarations du député, apparenté PS, Serge Letchimy évoquant "régime nazi" et "camps de concentration".
PARIS (AFP) - La polémique autour des propos de Claude Guéant sur les civilisations a pris un tour plus violent entre la gauche et le gouvernement, mardi à l'Assemblée, avec des déclarations du député, apparenté PS, Serge Letchimy évoquant "régime nazi" et "camps de concentration".
Le
député
de la Martinique a crée un tollé lors des questions au gouvernement, provoquant,
fait rare
, le départ de l'ensemble du gouvernement -François Fillon en tête- et des députés de la majorité.
"Mais vous, M. Guéant vous privilégiez l'ombre, vous nous ramenez jour après jour à ces idéologies européennes qui ont donné naissance aux
camps de concentration
", a lancé M. Letchimy, avant de se référer, dans un épais brouhaha, au "régime nazi".
Claude Guéant a demandé mardi soir au PS d'exprimer ses "regrets" après la violente attaque du député Letchimy.
Claude Guéant a par ailleurs accusé l'élu de Martinique d'instrumentaliser "la mémoire de la Shoah", après que Serge Letchimy a évoqué à l'Assemblée nationale le "régime nazi" et les "camps de concentration".
"Cela mérite l'expression de regrets de la part du Parti socialiste", a jugé Claude Guéant qui s'exprimait à la fin d'un meeting UMP en Seine-Saint-Denis. "Ce qui a été dit instrumentalise la mémoire de la Shoah, la pire horreur que l'humanité ait jamais produite". "J'ai du mal à comprendre le cheminement intellectuel de M. Letchemy parce que dans les propos que j'ai tenus il n'y avait que des valeurs d'humanisme, le rappel de valeurs de la République", a-t-il déclaré.
Réagissant à M. Guéant, François Hollande, candidat PS à l'Elysée, s'est refusé mardi soir sur France 2 à présenter des excuses.
"Moi ce que je réprouve, c'est cette polémique inutile. Ce sont ces divisions blessantes, ce sont ces discordes. Moi je veux rassembler les Français", a-t-il dit, expliquant que M. Letchimy avait été "sans doute blessé et humilié" par les déclarations de M. Guéant sur les civilisations.
"Il y a des sujets majeurs", a poursuivi M. Hollande, citant l'emploi, la crise, le froid... "Et puis, là, il faudrait discuter des différences de civilisations".
Depuis dimanche, la gauche tire à boulets rouges sur le ministre de l'Intérieur après que celui-ci a dit samedi devant le syndicat étudiant Uni que toutes "les civilisations ne se valent pas".
Appelé à s'expliquer par le Conseil français du culte musulman (CFCM), il a assuré mardi dans une lettre que ses propos controversés ne visaient pas les musulmans français et démenti jouer le rôle de "rabatteur" des voix du Front national pour le compte de Nicolas Sarkozy.
Mais la polémique a violemment rebondi dans l'hémicycle. Les mots "camps de concentration" et l'expression "régime nazi" ont fait sortir de leurs gonds le gouvernement et les députés de la majorité.
Le président de l'Assemblée nationale, Bernard Accoyer (UMP), a tenté sans succès de ramener le calme, avant de lever la séance de questions.
Au sortir de l'hémicycle, la droite a immédiatement réclamé des "excuses". Et le Premier ministre d'envoyer derechef un communiqué pour demander aux "responsables de l'opposition" de "condamner" les propos du député.
Des propos "inacceptables" et "jamais tenus dans l'hémicycle", a jugé pour sa Christian Jacob, président du groupe UMP, de retour dans l'hémicycle.
Patrick Ollier, ministre chargé des Relations avec le Parlement, a expliqué que le gouvernement s'était "senti insulté", tandis que le secrétaire général de l'UMP, Jean-François Copé, a accusé dans un communiqué la gauche de "salir la mémoire des millions de victimes du nazisme". Pour la ministre de l'Outremer, Marie-Luce Penchard, il s'agit "d'une provocation indécente".
Mais, Serge Letchimy, "fils d'esclave" et d'une "terre de souffrance", a indiqué qu'il n'avait "aucune intention de présenter des excuses publiques". "C'est Claude Guéant qui doit s'excuser de considérer qu'il y a des différences entre les êtres humains", a-t-il déclaré juste après l'incident.
Il n'avait d'ailleurs pas caché qu'à quelques jours de la venue en Martinique de M. Guéant, ce dernier ne serait pas le "bienvenu" en raison des propos tenus ce week-end.
Le chef de file des députés PS, Jean-Marc Ayrault, a estimé que les "provocations réitérées du ministre de l'Intérieur" avaient contribué à dégrader le climat et que le député n'avait traité personne dans l'hémicycle de "nazi" ou de "concentrationnaire".
Dans les couloirs, les députés PS ne se pressaient pas pour faire des commentaires.
Il y a trois mois, une séance de questions avait aussi été arrêtée en plein vol après que le ministre de l'Economie, François Baroin, eut accusé les socialistes d'avoir pris le pouvoir par "effraction" en 1997.
M. Accoyer s'était récemment ému du tour houleux pris par les séances de questions au gouvernement et avait prévenu qu'il n'hésiterait pas à les stopper en cas de dérapage, alors qu'inévitablement la température monte à l'approche du premier tour de l'élection présidentielle.
Politique
Propos de Claude Guéant: un député fait scandale en parlant de "régime ...Yahoo! poursuit son remaniement avec le départ du président du Conseil et de trois administrateurs
07/02 | 22h40 GMT
NEW YORK (AFP) - Le portail internet Yahoo!, qui a lancé en septembre une profonde remise en cause de sa stratégie pour renouer avec la croissance, a annoncé mardi le départ du président de son conseil d'administration Roy Bostock et de trois autres administrateurs.
NEW YORK (AFP) - Le portail internet Yahoo!, qui a lancé en septembre une profonde remise en cause de sa stratégie pour renouer avec la croissance, a annoncé mardi le départ du président de son conseil d'administration Roy Bostock et de trois autres administrateurs.
M. Bostock a annoncé lui-même dans une lettre ouverte aux actionnaires qu'il ne solliciterait pas de nouveau mandat lors de l'assemblée générale des actionnaires, et que trois autres administrateurs allaient également quitter le conseil.
"Le conseil d'administration a conclu que, pour accélérer la transformation du groupe, la combinaison d'un nouveau directeur général (Scott Thompson, nommé il y a un mois, NDLR) et d'une équipe renforcée d'administrateurs indépendants fournirait à Yahoo! l'expertise et la perspective nécessaires pour encourager l'innovation et la croissance à l'avenir", a expliqué M. Bostock dans une lettre ouverte aux actionnaires.
Le conseil d'administration a déjà élu deux nouveaux membres, Alfred Amoroso, ancien patron de la société Rovi, spécialisée dans les technologies permettant de naviguer au sein de programmes, et Maynard Webb, directeur général de LiveOps, qui fut autrefois directeur d'exploitation du distributeur en ligne eBay.
Outre M. Bostock, les administrateurs qui quitteront le conseil lors de l'assemblée générale, à une date qui n'a pas été précisée, sont Vyomesh Joshi, un cadre dirigeant de Hewlett-Packard, Gary Wilson, ancien président du conseil d'administration de NorthWest Airlines et ancien directeur financier de Disney, et Arthur Kern, l'un des fondateurs de American Media.
Ce remaniement, qui se continuera avec l'élection de nouveaux administrateurs, poursuit la refondation de l'équipe de direction de Yahoo!, qui avait déjà annoncé le mois dernier que son cofondateur Jerry Yang quittait toutes ses fonctions au sein du groupe.
L'ancienne directrice générale Carol Bartz, embauchée en janvier 2009, avait été remerciée en septembre, les actionnaires lui reprochant d'avoir laissé stagner le chiffre d'affaires, même si le groupe est resté largement rentable.
L'action cédait 0,25% à 15,79 dollars dans les échanges électroniques après la clôture de la Bourse à New York. Elle vaut à peine la moitié du prix que le géant des logiciels Microsoft avait proposé de verser en 2008 pour racheter l'ensemble du groupe.
M. Bostock a indiqué par ailleurs mardi que le groupe poursuivait l'examen de ses options stratégiques, et notamment les discussions sur l'avenir de ses très précieux actifs asiatiques, ses participations dans le chinois Alibaba Group et Yahoo! Japan.
Par ailleurs, pour ce qui est de l'avenir du coeur du groupe californien, "nous avons eu des discussions avec des investisseurs potentiels et étudié des propositions sur un investissement dans le capital de l'entreprise, mais à ce stade il n'y a pas eu de proposition intéressante pour nos actionnaires", a indiqué M. Bostock.
M. Thompson, qui avant de prendre la direction de Yahoo! chapeautait l'entreprise de paiements en ligne PayPal (groupe eBay), était resté d'une très grande prudence sur les changements attendus lors de la présentation des résultats il y a deux semaines, se bornant à confirmer que le groupe avait "engagé diverses discussions avec des partenaires potentiels pour renforcer la valeur pour les actionnaires".
Il avait indiqué que de nouvelles informations pourraient être présentées à l'occasion des prochains résultats trimestriels, probablement en avril.
Yahoo! reste sur une chute de son bénéfice net annuel (-15% à 1,05 milliard de dollars) et de son chiffre d'affaires annuel (-21% à 4,98 milliards).
High Tech
Yahoo! poursuit son remaniement avec le départ du président du Conseil et de trois ...Obama vante l'ingéniosité des Américains... et tire une guimauve au canon
07/02 | 20h49 GMT
WASHINGTON (AFP) - Barack Obama a défendu l'enseignement des sciences et salué l'ingéniosité américaine mardi à la Maison Blanche, où il recevait de jeunes inventeurs, dont celui d'un canon à marshmallows (guimauves) que le président n'a pas résisté à l'envie d'actionner.
WASHINGTON (AFP) - Barack Obama a défendu l'enseignement des sciences et salué l'ingéniosité américaine mardi à la Maison Blanche, où il recevait de jeunes inventeurs, dont celui d'un canon à marshmallows (guimauves) que le président n'a pas résisté à l'envie d'actionner.
"J'ai tiré un marshmallow avec un canon à air comprimé, c'était très sympa", a affirmé M. Obama face aux invités de la seconde "foire aux sciences" de la Maison Blanche, dont il avait auparavant longuement examiné les inventions exposées dans deux salles de la résidence exécutive.
Parmi ces inventions, toutes dues à des adolescents, un robot doté d'un visiophone, destiné à offrir une "téléprésence" aux personnes âgées éloignées de leur famille, une prothèse de la main, ou encore des paquets de sucre qui se dissolvent directement dans l'eau, évitant des déchets de papier.
"Vous, les jeunes gens que j'ai rencontrés aujourd'hui (...) êtes une source d'inspiration pour moi. Ce sont des jeunes comme vous qui me rendent certain que les meilleurs jours des Etats-Unis sont devant eux", a affirmé M. Obama.
Le président a réitéré son appel à "former davantage d'enseignants". "Faisons en sorte que ces domaines obtiennent le respect et l'attention qu'ils méritent", a-t-il ajouté, en révélant que le budget qu'il présenterait au Congrès la semaine prochaine comprendrait des programmes "destinés à parvenir au but ambitieux d'un million de diplômés américains supplémentaires en science, technologie, ingéniérie et mathématiques".
"Nous sommes un pays où l'on expérimente, on rêve et on croit en un avenir meilleur", a insisté M. Obama.
Face au canon à guimauves présenté par Joey Hudy, 14 ans, M. Obama a glissé, à propos des policiers d'élite qui le protègent: "le Secret Service va être très fâché contre moi", avant d'actionner la pompe de l'arme et de tirer un projectile à travers la vénérable salle à manger historique de la Maison Blanche.
La guimauve s'est écrasée contre un mur près d'une porte. Le président avait auparavant invité les personnes présentes dans la pièce à s'écarter.



