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Premier tour des régionales: l'abstention en hausse à la mi-journée
14/03 | 12h36 GMT

©AFP / Lionel Bonaventure
Les bureaux de vote ont ouvert leurs portes dimanche à 08H00 pour le premier tour des élections régionales, dernier grand rendez-vous électoral avant la présidentielle de 2012.

©AFP / Lionel Bonaventure
Vote pour le premier tour des régionales le 14 mars 2010 dans un bureau à Paris
PARIS (AFP) - Plus de 44 millions d'électeurs étaient invités à désigner leurs conseillers régionaux dimanche, à l'occasion du premier tour d'un scrutin dont la participation s'affichait vers midi en baisse de près de deux points et demi par rapport à 2004, à 16,07%. Evènement
Le taux de participation au premier tour des élections
régionales
de 2004 s'élevait vers 12H00 en métropole à 18,48%, a rappelé le ministère de l'Intérieur.
L'abstention, en hausse dans les départements les plus peuplés à quelques exceptions près (Haute-Garonne, Ille-et-Vilaine), était particulièrement notable en Ile-de-France (12,06% de participation contre 16,44%) et en Paca (17,77% contre 21,42%).
Les électeurs boudaient franchement les urnes à Paris (10,04% de participation contre 16,6%), dans les Bouches-du-Rhône (15,95% contre 21,80%), dans une moindre mesure dans le Rhône (baisse de deux points précisément, à 14,86%).
©AFPTV
Plus de 44 millions d'électeurs sont appellé aux urnes pour désigner les 1.880 conseillers régionaux dans les 26 régions . Mode d'emploi du scrutin. Durée: 0mn51
L'enjeu du
scrutin
est la désignation pour quatre ans des nouvelles assemblées dans les 26 régions de France avec l'Outremer, dont deux seulement sont actuellement gérées par la droite, l'Alsace et la Corse. Les 44,28 millions d'électeurs doivent désigner 1.880 conseillers régionaux.
Dans la grande majorité des communes, les bureaux fermeront à 18H00. Dans les grandes villes, ils pourront rester ouverts jusqu'à 19H00 (Rennes, Caen, Dijon ...) ou 20H00 (Paris, Marseille, Toulouse, Lyon, Strasbourg, Nantes ...).
En Ile-de-France, l'ensemble des bureaux de vote fermeront à 20H00, d'où une participation traditionnellement plus faible à la mi-journée.
De nouveaux taux de participation devaient être communiqués vers 17H00 et on devrait connaître un peu avant 20H00 les estimations des instituts de sondage sur l'abstention (qui s'élevait à 39,16% au premier tour de 2004).
A partir de 20H00 la soirée électorale à la télévision risquait d'être perturbée sur France 2 et France 3, la CGT (majoritaire) ayant déposé un préavis de grève sur le dossier de la nouvelle convention collective du groupe public.

©AFP / Denis Charlet
vote de Martine Aubry le 14 mars 2010 à Lille
Les principaux leaders politiques avaient déjà voté à la mi-journée, Nicolas Sarkozy accompagné de son épouse dans un lycée parisien, le Premier ministre François Fillon à Solesmes (Sarthe), où il est conseiller municipal depuis 2001, Martine Aubry (PS) dans le vieux Lille et François Bayrou (MoDem) à Pau.
"J'attends sereinement le vote, avec la satisfaction du travail accompli", a déclaré Ségolène Royal, présidente sortante (PS) de Poitou-Charentes, attendue par une vingtaine de cameramen et photographes pour déposer son bulletin dans l'urne à Melle (Deux-Sèvres).
"Pour exprimer son mécontentement il faut voter", a dit Marine Le Pen (FN) après avoir voté dans une école de Hénin Beaumont, son fief dans le Pas-de-Calais.

©AFP / Jean-Francois Monier
Vote de François Fillon le 14 mars 2010 à Solesmes
Ces élections régionales se déroulent dans un contexte marqué par la forte impopularité de Nicolas Sarkozy, qui a insisté sur la dimension locale, et non nationale, du vote.
L'élection se joue en deux tours, au scrutin de listes. Pour
concourir
au second tour, il faudra avoir recueilli 10% des suffrages dimanche. Les listes qui auront obtenu entre 5 et 10% pourront fusionner avec une liste présente le 21 mars.
Le PS et Europe Ecologie, annoncé comme la troisième force politique au niveau national, auront donc jusqu'à mardi pour négocier leurs listes communes. Ce jour-là à 18H00, les listes du deuxième tour devront être déposées en préfecture.
En revanche, l'UMP, qui a fait l'union dès le premier tour avec le Nouveau centre (NC), le MPF et CPNT, devrait déposer les mêmes listes qu'au premier tour. Huit membres du gouvernement Fillon (dont un NC) briguent une présidence de région et douze autres figurent sur une liste.
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Quelques exemples
Les talibans revendiquent les attentats suicide à Kandahar, 35 morts
14/03 | 14h08 GMT

©AFP / Hamid Zalmy
Les talibans ont revendiqué une série d'attentats suicide qui ont ensanglanté samedi Kandahar, l'un de leurs bastions dans le sud de l'Afghanistan, faisant 35 morts et 57 blessés selon un nouveau bilan, soit les plus meurtriers depuis le début de l'année.

©AFP / Hamid Zalmy
Sur le site d'un attentat suicide à Kandahar, le 14 mars 2010
KANDAHAR, Afghanistan (AFP) - Les talibans ont revendiqué une série d'attentats suicide qui ont ensanglanté samedi Kandahar, l'un de leurs bastions dans le sud de l'Afghanistan, faisant 35 morts et 57 blessés selon un nouveau bilan, soit les plus meurtriers depuis le début de l'année.
Huit explosions se sont produites samedi en différents endroits de la ville, la troisième en importance du pays après Kaboul et Herat, dans l'une des attaques coordonnées les plus lourdes depuis le début de l'insurrection des talibans il y a plus de 8 ans.
"Au total, 35 personnes ont été tuées, 13 policiers et 22 civils" et 57 personnes blessées, dont 17 policiers, a indiqué Zemarai Bashery, porte-parole du ministère de l'Intérieur.
Le gouverneur de la province, Turyalai Wisai, a demandé à l'armée de renforcer la sécurité autour de Kandahar pour prévenir toute nouvelle attaque.
Un porte-parole des talibans, Yousuf Ahmadi, a revendiqué les attentats qui ont débuté vers 20h00 (15h30 GMT), avec un premier puissant attentat suicide à la voiture piégée touchant d'abord la prison centrale de Kandahar et d'autres visant des bâtiments gouvernementaux.

©AFP/Archives / Shah Marai
Le général américain Stanley McChrystal, le 7 février 2010 à Kaboul
L'attaque visait à libérer des prisonniers, dont des combattants talibans, a précisé M. Bashery. Dimanche, la police a découvert des explosifs et des roquettes dans une maison proche de la prison, destinés à ouvrir les cellules.
En juin 2008, les talibans avaient attaqué la prison de Sarposa à Kandahar et un millier de prisonniers, dont près de 400 talibans présumés, s'étaient évadés.
Le porte-parole des talibans a indiqué que ces attentats intervenaient en réponse à l'annonce récente par le général Stanley McChrystal, patron des forces internationales en Afghanistan, d'une offensive militaire l'été prochain à Kandahar.
"C'était une réponse au général McChrystal", a assuré au téléphone à l'AFP M. Ahmadi, le porte-parole régulier des talibans, depuis un lieu inconnu. "Cela visait à saboter l'opération (militaire) et à montrer que nous pouvons frapper n'importe où, quand nous le voulons", a-t-il ajouté.

©AFP/infographie
Carte de l'Afghanistan situant la ville de Kandahar où a eu lieu samedi une série d'attentats
Le président Hamid Karzaï a condamné ces attentats, qualifiant leurs auteurs "d'ennemis de l'Islam et de l'Afghanistan".
Parmi les tués se trouvaient 10 personnes, dont des femmes et des enfants, qui assistaient à un mariage, a précisé le gouverneur.
Une autre explosion s'est produite tôt dimanche matin, près du bureau d'une entreprise de construction japonaise à Kandahar. Cinq employés ont été blessés, quatre Pakistanais et un Afghan.
Fief historique des talibans, Kandahar occupe une place décisive pour le contrôle du pays. La population y est victime d'actes d'intimidation et du racket des talibans. Plusieurs dirigeants locaux, craignant pour leur vie, ne vivent pas dans leur propre district.
Cette série d'attaques intervient alors que les renforts promis par le président américain Barack Obama continuent d'affluer. Plus de 30.000 soldats américains supplémentaires doivent être déployés en Afghanistan d'ici août, et 6.000 sont déjà arrivés.
121.000 soldats internationaux, aux deux-tiers américains, sont actuellement dans le pays.
Dans le cadre de la nouvelle stratégie américaine visant à intensifier la lutte contre les talibans, l'Otan et l'armée ont lancé le 13 février l'opération Mushtarak (Ensemble, en dari) dans la province du Helmand, la plus vaste offensive de l'Otan depuis la chute des talibans en 2001.
Mardi, le secrétaire américain à la Défense, Robert Gates, a passé en revue les troupes dans la province de Kandahar, voisine du Helmand, qui vont lancer une offensive l'été prochain. "Une nouvelle fois, vous allez être à la pointe du combat", leur a-t-il dit.

Monde
Les talibans revendiquent les attentats suicide à Kandahar, 35 ...Obsèques de Jean Ferrat mardi dans son village d'Antraigues-sur-Volane
14/03 | 13h09 GMT

©AFP/Archives / Lionel Bonaventure
Au lendemain du décès du chanteur Jean Ferrat, Antraigues-sur-Volane, le village d'Ardèche où il s'était retiré depuis de nombreuses années et dont il fut longtemps conseiller municipal, se préparait à lui rendre mardi "un hommage simple, à son image".

©AFP/Archives / Lionel Bonaventure
Jean Ferrat pris le 09 août 2003 à l'Hospitalet-du-Larzac
ANTRAIGUES-SUR-VOLANE (Ardèche) (AFP) - Au lendemain du décès du chanteur Jean Ferrat, Antraigues-sur-Volane, le village d'Ardèche où il s'était retiré depuis de nombreuses années et dont il fut longtemps conseiller municipal, se préparait à lui rendre mardi "un hommage simple, à son image".
"Le roc d'Antraigues vacille car son aigle s'est envolé pour toujours", déclamait ainsi dimanche, attablée à la terrasse de l'hôtel-restaurant "La Montagne", Hélène Terrisse, 86 ans, évoquant son ami "Jean", aux "très beaux yeux et au regard d'aigle" à travers ce poème de sa composition.
Un peu plus loin, à l'une des supérettes du village, l'édition locale du quotidien régional Le Dauphiné libéré, qui titre "Antraigues orpheline", s'arrache. Et chaque client demande "les obsèques, ce sera bien mardi?".
"Les obsèques seront bien mardi après-midi. On est en train d'organiser la forme sous laquelle ça va se passer", a confirmé à la mi-journée le maire, Michel Pesenti, après avoir rencontré la compagne de Ferrat, Colette.

©AFP / Pierre Verdy
Marie-Georges Buffet et Jean Ferrat le 11 sepembre 2004 à La Courneuve
La secrétaire nationale du
PCF
, Marie-George Buffet, devrait participer à cette cérémonie prévue sur la place principale de ce village de 600 habitants, a ajouté le maire, également voisin de Jean Ferrat. "Il y a Paris qui va descendre", a-t-il ajouté, évoquant la présence des amis de l'artiste, de représentants du monde du spectacle et du gouvernement, lors d'une petite conférence de presse improvisée sur la place du village.
Hélène Terrisse, l'ancienne institutrice du village, veut une cérémonie d'hommage au poète qui soit "simple, chaleureuse, à son image". Elle qui a siégé pendant des années au conseil municipal d'Antraigues-sur-Volane avec le
chanteur
se souvient avec émotion "de ses conseils avisés sur la façon de gérer le village".

©AFP / Jean-Pierre Clatot
La maison du chanteur Jean Ferrat prise prise le 14 mars 2010 à Antraigues-sur-Volane
Balayé par un vent froid, Antraigues, situé sur un éperon rocheux, s'est en effet réveillé dimanche "abasourdi".
"Je ne peux pas y croire, c'est vrai que ces derniers temps, il avait baissé les bras, et pourtant je lui disais +allez, Jean, le printemps va arriver+", raconte, ému, son ami restaurateur Yves Jouanny, dans une allusion au cancer du chanteur.
Pour M. Jouanny, qui connaissait le poète depuis plus de 40 ans, Ferrat, amateur de truites de rivière qu'il pêchait lui-même, était "quelqu'un de sincère et de très élégant", qui avait fait le choix d'une "vie simple" en s'installant définitivement dans ce village d'Ardèche au début des années 1970.

©AFP / Jean Pierre Clatot
Des clients de l'hôtel "La montagne" dont Jean Ferrat était propriétaire à Antraigues-sur-Volane le 13 mars 2010
Devant la salle des fêtes du village, transformée en bureau de vote pour les élections régionales, Gustave et Pierrette Delmotte se souviennent de Ferrat, "qui n'a jamais caché ses opinions politiques, ni dans ses chansons, ni dans sa vie de tous les jours".
Les deux retraités se rappellent de ce communiste convaincu "jouant aux boules" mais "qui venait moins souvent ces derniers temps" en raison de l'aggravation de sa maladie.
"Aujourd'hui, on ne parlera que de ça: des élections et de notre chanteur", conclut une habitante, qui comme tout le village rendra mardi un dernier hommage à Jean Ferrat.

France
Obsèques de Jean Ferrat mardi dans son village ...Internet: attention aux mots de passe trop simples!
13/03 | 09h19 GMT

©AFP/Archives / Jeff Haynes
"1234", "password", "azerty", "harrypotter"... Les internautes, qui doivent entrer un mot de passe sur chacun de leurs comptes, en choisissent souvent de trop simples, peu conscients des risques de vols de données personnelles ou bancaires.

©AFP/Archives / Jeff Haynes
Une personne surfe sur internet
PARIS (AFP) - "1234", "password", "azerty", "harrypotter"... Les internautes, qui doivent entrer un mot de passe sur chacun de leurs comptes, en choisissent souvent de trop simples, peu conscients des risques de vols de données personnelles ou bancaires.
"Il y a un manque de vigilance" des utilisateurs, reconnaît Bernard Ourghanlian, directeur sécurité de Microsoft France, estimant nécessaire un travail de "pédagogie" à ce sujet.
Nom de l'enfant, du chat, date de naissance, mots du dictionnaire, suite de chiffres: "80% des mots de passe sont très facilement détectables", note Jean-Philippe Bichard, de l'éditeur de logiciels de sécurité Kapersky Lab.
L'enjeu est pourtant important : les cybercriminels qui parviennent à les détecter peuvent avoir accès à la messagerie des usagers, leurs comptes sur les réseaux sociaux ou encore leur banque en ligne.
Libres à eux ensuite de faire des achats en ligne, de vendre les informations trouvées ou de se faire passer pour l'usager en envoyant des messages à ses amis pour leur demander, par exemple, de leur virer de l'argent.
"Casser" les mots de passe est souvent un jeu d'enfant pour les pirates. L'attaque "par dictionnaire" consiste par exemple à passer en revue, via un logiciel, tous les mots du dictionnaire. Celle "par force brute" essaie, elle, tous les mots de passe possibles : succession de lettres, de chiffres, etc.
Du fait de la rapidité des logiciels, il faut seulement "une seconde pour casser un mot de huit caractères simples", affirme un porte-parole de l'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information (Anssi).
Conséquence : il est impératif de bannir les mots de passe trop courts, les noms propres et communs, ceux de proches ou relatifs à notre environnement immédiat. Les pirates consultent en effet les réseaux sociaux, type Facebook, pour tenter de les deviner (lieux de villégiature, amis, etc.).
Un bon mot de passe, explique M. Ourghanlian, doit être "long", et donc comporter "au moins huit caractères et dans l'idéal 14 ou plus". Il faut également "mélanger les caractères, en associant des lettres, avec des minuscules et des majuscules, des chiffres, des symboles (point d'interrogation, tiret...)".
"La difficulté de casser le mot de passe varie de façon exponentielle avec le nombre de caractères : plus on rajoute de caractères différents, plus c'est difficile pour l'attaquant", note-t-il.
Selon le porte-parole de l'Anssi, si le mot de passe comporte des minuscules et des majuscules, il ne pourra ainsi pas être trouvé avant "une semaine". "Et si on ajoute en plus des caractères spéciaux (tiret, etc.), on va dépasser le mois".
Face à la difficulté de retenir un mot de passe d'une telle complexité, M. Ourghanlian conseille "d'utiliser plutôt une phrase comme MonfilsOliviera-de3ans, beaucoup plus simple à mémoriser" qu'une suite illogique. En aucun cas, le mot de passe ne doit en effet être écrit quelque part.
Autre conseil : en changer pour chaque site, car s'il est découvert, tous les comptes de l'usager sont compromis.
Pour éviter un casse-tête, la même phrase peut être conservée, mais en y ajoutant un élément se référant au site consulté. Par exemple: "AmazMonfilsOliviera-de3ans", sur Amazon.
Des outils sur internet permettent, en cas de doute, de mesurer la force du mot de passe, à l'image de Password Meter. Et pour ceux que l'idée de retenir des dizaines de mots de passe effraie, des éditeurs, comme Kapersky Lab et Symantec (Norton), vendent des logiciels qui, via un mot de passe unique, en gèrent pour chaque site.

High Tech
Internet: attention aux mots de passe trop ...Tournoi des six nations: la France affronte l'Italie en vue du Grand Chelem
14/03 | 08h42 GMT

©AFP/Archives / Franck Fife
Le XV de France entame aujourd'hui à 15h30 au Stade de France contre l'Italie, un acte en deux scènes vers le Grand Chelem dans le Tournoi des six nations, à conclure le 20 mars contre l'Angleterre, une première perspective de titre depuis l'arrivée de l'entraîneur Marc Lièvremont.

©AFP/Archives / Franck Fife
Le XV de France à l'entraînement le 13 mars 2010 au Stade de France à Saint-Denis
PARIS (AFP) - Le XV de France entame aujourd'hui à 15h30 au Stade de France contre l'Italie, un acte en deux scènes vers le Grand Chelem dans le Tournoi des six nations, à conclure le 20 mars contre l'Angleterre, une première perspective de titre depuis l'arrivée de l'entraîneur Marc Lièvremont.
Les éditions se suivent et ne se ressemblent pas pour l'entraîneur français, en place depuis l'après Mondial-2007. Comme pour son prédécesseur Bernard Laporte, il lui aura fallu deux Tournois "à blanc" pour entrevoir une perspective de Grand Chelem.
2008, après la déception de la Coupe du monde en France et le départ de Laporte, fut l'année de la revue d'effectif et des expérimentations. Du "galvaudage", dénoncèrent certains observateurs.
Pas moins de 34 joueurs furent testés pendant le Tournoi, dont des gamins quasi inconnus comme le demi de mêlée Morgan Parra et l'ouvreur François Trinh-Duc, qui font désormais partie de l'ossature de ce XV de France aux côtés des expérimentés Yannick Jauzion et Imanol Harinordoquy.
2009 fut l'acte manqué: une première défaite (21-30) en Irlande fit s'écrouler le château de cartes, et le sursaut d'orgueil (21-16) contre le pays de Galles ne fit illusion que pendant quinze jours, avant la déroute (10-34) en Angleterre.
Ce XV de France a donc mis plus de deux ans à aligner trois succès d'affilée toutes compétitions confondues. Mais après le succès (18-9) en Ecosse et la claque (33-10) infligée à l'Irlande, cette troisième victoire tant espérée (26-20), au pays de Galles, a laissé un profond goût d'inachevé, voire de "demi-miracle" avec ce réalisme outrancier interrompu par un 20-6 infligé par les Gallois en seconde période.

©AFP / Peter Muhly
L'ailier irlandais Keith Earls le 13 mars 2010 à Dublin
L'Italie, dans ce contexte, est l'adversaire idéal. A priori trop faible, malgré son succès (16-12) sur l'Ecosse le 27 février, pour anéantir la belle construction française avant l'Angleterre, mais assurément trop orgueilleuse et trop solide en conquête pour se laisser marcher dessus. "L'Italie ne sera pas une formalité. On ne peut pas se permettre, on n'a pas assez de confort pour prendre une équipe de haut, quelle qu'elle soit. Si on rate cette marche, tout sera remis en cause", affirme le capitaine français, Thierry Dusautoir.
Les Français abordent donc cette rencontre avec prudence. L'équipe n'a en rien été chamboulée, lot habituel des adversaires réputés plus faibles. Le centre David Marty remplace Mathieu Bastareaud, préservé pour le "crunch". L'ailier Marc Andreu, qui connaîtra sa première titularisation en lieu et place de Julien Malzieu, est la seule "attraction" du jour.
L'Irlande, facile vainqueur (27-12) samedi du pays de Galles, est encore en course pour la victoire finale dans le Tournoi tandis que l'Angleterre, tenue en échec (15-15) en Ecosse, pourrait être décrochée au terme de la 4e journée. Les Anglais, qui n'ont plus remporté l'épreuve depuis 2003, seront écartés de la course au titre en cas de victoire du XV de France contre l'Italie, dimanche en clôture de la 4e journée.
Les Irlandais, eux, comptent six points au classement, à égalité provisoire avec la France, pour qui le Grand Chelem passe par un succès contre l'Italie, avant l'Angleterre le 20 mars au Stade de France.

Sport
Tournoi des six nations: la France affronte l'Italie en vue du Grand ...Le village d'Antraigues pleure Jean Ferrat, "un homme comme les autres"
14/03 | 08h31 GMT

©AFP/Archives / Lionel Bonaventure
Le chanteur engagé Jean Ferrat, longtemps compagnon de route du parti communiste, est décédé samedi à l'âge de 79 ans en Ardèche, région qui lui avait inspiré sa célèbre chanson "La Montagne".

©AFP/Archives / Lionel Bonaventure
Portrait du chanteur Jean Ferrat, le 09 août 2003 lors du rassemblement altermondialiste "Larzac 2003", à l'Hospitalet-du-Larzac
ANTRAIGUES-SUR-VOLANE, Ardèche (AFP) - "Un homme comme un autre": les habitants d'Antraigues-sur-Volane, où Jean Ferrat s'était retiré depuis de nombreuses années, pleurent le chanteur qui faisait la fierté de ce coin perdu de l'Ardèche.
Jean Ferrat est mort samedi à l'âge de 79 ans en Ardèche, région qui lui avait inspiré sa célèbre chanson "La Montagne".
"Il voulait vivre la même vie que chacun des villageois, et pas une vie de vedette. Pourtant, si Antraigues était connu, c'était grâce à lui", souligne le maire, Michel Desenti, voisin et ami du chanteur "depuis 18 ans".
Les yeux embués, tandis que l'unique café-restaurant du village diffuse un album de l'artiste, il se souvient de la "grande sensibilité, la vraie gueule" de Jean Ferrat, "un regard particulier, profond, qui en disait plus que les mots". "Pour nous, c'était le dernier des grands de la chanson française avec Brel, Ferré et Brassens, mais il reste avant tout un homme comme les autres", insiste-t-il, précisant que les obsèques du chanteur pourraient avoir lieu mardi.

©AFP / Jean-Pierre Clatot
Le village d'Antraigues-sur-Volane le 13 mars 2010
Arrivé à Antraigues en 1964, l'artiste né en région parisienne s'était définitivement installé en 1973 dans ce village en pierre de 600 habitants, dressé sur un éperon rocheux dominant une rivière, dans une maison légèrement à l'écart.
"Toute l'année, les gens venaient" pour voir Ferrat "jouer aux boules avec ses amis sur la place du village, vers 17H30-18H tous les jours", rappelle la patronne du magasin de produits régionaux, Chantal Rimet, qui glissait parmi ses produits quelques CD de l'artiste. "Gentiment il me les dédicaçait, et ça se vendait encore très bien", rappelle-t-elle.
Depuis plusieurs années pourtant, Jean Ferrat avait des problèmes de santé et se faisait plus rare. Il ne jouait plus à la pétanque que le dimanche, l'occasion de "boire son verre de sirop de cassis" rituel au café, confie la patronne, Séverine Michel, émue. "C'était quelqu'un de très gentil, très discret, et les gens étaient très respectueux. Mais depuis quelque temps on sentait qu'il était fatigué, il n'avait pas envie de sortir de chez lui et c'est sa compagne Colette qui s'occupait des courses", raconte-t-elle.

©AFP / Jean-Pierre Clatot
L''Hôtel "La Montagne" dont l'artiste Jean Ferrat était propriétaire à Antraigues-sur-Volane dans l'Ardèche, le 13 mars 2010.
Le chanteur, ancien conseiller municipal d'Antraigues à l'époque où son ami Jean Saussac en était le maire, avait donné à l'auberge du village le nom de "La Montagne", l'une de ses chansons les plus célèbres, "mais n'a jamais voulu qu'on donne son nom à des écoles", rappelle le président du Conseil général de l'Ardèche, le socialiste Pascal Terrasse.
Chanteur engagé Jean Ferrat, longtemps
compagnon
de route du parti communiste,est mort samedi à l'âge de 79 ans vers 13H30 à l'hôpital d'Aubenas, à une quinzaine de kilomètres de son village d'Antraigues-sur-Volane.
"La France perd l'un de ses plus grands poètes, dans la lignée de Brassens, Brel et Ferré. Et pour l'Ardèche, c'est notre ambassadeur qui s'en va, c'est dramatique", a réagi le président socialiste du conseil général de l'Ardèche, Pascal Terrasse. Selon lui, le chanteur, souffrant d'un cancer depuis plusieurs années, "ne communiquait plus que par écrit" et ne se montrait "quasiment plus" depuis deux ans. Son dernier combat personnel aura été le soutien à l'opposant iranien Madjide Chahbasian, assigné à résidence à Privas en 2003 et menacé d'extradition.
"Il a toujours refusé le star system. C'était un homme de gauche et un poète d'une douceur extrême, d'une sensibilité très forte", a poursuivi M. Terrasse, rappelant que "La montagne", l'un des grands succès du chanteur composé en 1964, était "un hymne pour tous les Ardéchois".
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