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Froid sur l'Europe : plus de 480 morts, l'Italie et les Balkans sont très perturbés
08/02 | 17h26 GMT
KIEV (AFP) - Un froid glacial avec par endroits de fortes chutes de neige et des vents violents persistait mercredi sur l'Europe entière, faisant plus de 480 morts en une dizaine de jours, la majorité à l'est, et perturbant notablement les Balkans et l'Italie.
KIEV (AFP) - Un froid glacial avec par endroits de fortes chutes de neige et des vents violents persistait mercredi sur l'Europe entière, faisant plus de 480 morts en une dizaine de jours, la majorité à l'est, et perturbant notablement les Balkans et l'Italie.
En Ukraine, le pays le plus touché avec 136 décès déjà enregistrés mardi - dont 112 morts directement du froid selon les derniers chiffres officiels -, d'importantes chutes de neige ont perturbé la circulation dans le sud du pays, bloquant des centaines d'automobilistes.
Les températures risquent de tomber jusqu'à -30°C en fin de semaine, selon les services météorologiques.
En Pologne, le nombre des décès par hypothermie s'élève désormais à 74, avec six morts de plus en 24 heures, a annoncé mercredi la police. Il faut y ajouter une cinquantaine de morts dues à des poêles défectueux, provoquant asphyxie au monoxyde de carbone et incendies.
Le froid a tué 23 personnes en Lituanie, 10 en Lettonie et une en Estonie. On compte trois morts en Slovaquie.
En République tchèque, le bilan est toujours de 24 morts.
En Russie, où les températures étaient proches de -22°C mercredi à Moscou et approchent -34°C en Iakoutie (Sibérie orientale), le froid a tué au moins 110 personnes cette année, dont 46 depuis début février, selon les données du ministère de la Santé.
Ces chiffres n'incluent pas les enfants âgés de moins de 18 ans et ne précisent pas si ces morts ont été enregistrées dans la partie européenne ou asiatique du pays, et doivent donc être comptés à part.
Les services météo ont précisé que "les températures vont rester inhabituellement basses dans les régions du centre de la Russie d'Europe et le froid va s'accentuer au cours du week-end".
Même dans un pays habitué à de rudes hivers, ce climat est peu apprécié des Moscovites.
"On trouve dur d'affronter ce froid", déclare Katya, 24 ans, une cadre coiffée d'un chapeau de laine rouge, cigarette à la bouche. Son ami au volant, Pavel Sterlikov, 27 ans, se réjouit qu'il "fasse bon dans la voiture" car "des froids comme ça, on n'en a que tous les cinq ans".
Deux personnes vivant sans chauffage sont mortes de froid en Serbie et une, ensevelie par la neige, en Bosnie, portant à 23 le nombre de victimes dans les Balkans du sud (Serbie 12, Bosnie 6, Croatie 3, Montenegro 1 et Macédoine 1).
Plus de 70.000 personnes sont isolées depuis plusieurs jours dans des villages reculés en raison de la neige, en Serbie comme en Croatie, en Bosnie, en Macédoine et au Monténégro.
Les perturbations du trafic fluvial se sont aggravées mercredi dans les eaux serbes du Danube, avec une interruption du trafic sur des centaines de km.
En Bosnie, où les températures sont descendues jusqu'à -20°C, plus de 15.000 foyers étaient privés d'électricité dans la région de Mostar (sud).
En Roumanie, trois décès causés par hypothermie ont été enregistrés dans les dernières 24 heures, portant le total de morts à 41 depuis le 24 janvier. L'alerte neige et verglas est maintenue jusqu'à mercredi soir dans le sud de la Roumanie.
La Bulgarie est très touchée, des tempêtes de neige paralysant mercredi les transports dans le nord-est et l'est. Le trafic dans le sud était toujours suspendu après les inondations de lundi qui ont fait huit morts dans le village de Bisser.
Une journée de deuil national a été décrétée mercredi en leur mémoire. Deux habitants sont toujours portés disparus.
La situation confine parfois au chaos, avec des témoignages d'automobilistes bloqués sans carburant ni information, de villageois isolés sans pain ni électricité.
Le principal poste-frontière bulgaro-turc de Kapitan-Andréevo (sud-est) demeurait fermé à cause des inondations. De même que le poste-frontière bulgaro-roumain Roussé-Georgiu, sur le Danube, où la navigation est suspendue depuis mardi, la glace couvrant 90% du fleuve.
Les grands ports bulgares sur la Mer Noire, Varna et Bourgas (est) étaient également fermés mercredi en raison d'un vent violent.
Les écoles vont rester closes à partir de mercredi dans tout le pays où de nouvelles chutes de neige suivies d'un froid sibérien sont attendues dans les jours prochains.
En Hongrie, trois personnes sont mortes d'hypothermie portant à 16 le bilan des décès depuis le début de la vague de froid vendredi dernier, selon les services de secours.
Dans l'Autriche voisine, un retraité de 70 ans a été retrouvé mort gelé devant sa maison en Styrie (sud). Le bilan s'y élèverait ainsi à 5 morts depuis le début de la vague de froid.
En Allemagne, où le bilan non officiel des morts est toujours de quatre, des chutes de neige et pluies mêlées de neige sont prévues pour ce week-end. Les autorités fluviales ont interdit le trafic sur une partie du Main.
En France, un homme de 52 ans a été retrouvé mort à son domicile, dans le centre, au côté de trois autres personnes, âgées de 25 à 91 ans, gravement intoxiquées au monoxyde de carbone. Le bilan national est de cinq décès.
Des milliers de foyers à Toulouse (sud-ouest) ont été privés de chauffage par la rupture d'une canalisation d'eau chaude.
Dans l'ouest du continent, c'est en Italie que les intempéries ont pris la tournure la plus spectaculaire et la plus désastreuse.
Le bilan est maintenant de 40 morts depuis le 1er février, après la découverte de deux nouvelles victimes, mercredi, dans les Marches (sud-est), décédés d'infarctus après avoir cherché à dégager leur auto et leur maison de la neige.
A Venise, une statue de taureau de 9 mètres de haut de l'artiste Guerrino Lovato, symbole cette année du célèbre Carnaval de la Cité des Doges, a été abattu par de violentes rafales de la Bora, le vent nordique qui soufflait à plus de 80 km/h.
A Turin, le gel a fait éclater des conduites qui ont inondé quatre stations de métro.
Ailleurs, la situation restait difficile, même dans le sud, recouvert de neige, laquelle fait jusqu'à trois mètres d'épaisseur dans le Basilicate. De nouvelles chutes de neige étaient annoncées sur toute la façade adriatique.
En Suisse, le redoux a commencé en altitude mais le froid et la bise vont continuer d'affecter les plaines.
A Genève, le chaos, qui règne depuis lundi suite à la rupture d'une conduite d'eau à cause du froid sur un des quais de la ville, se poursuit, provoquant d'importants bouchons.
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Syrie: Homs pilonnée sans relâche, au moins 50 morts selon les militants
08/02 | 16h10 GMT
DAMAS (AFP) - L'armée syrienne a bombardé à l'artillerie lourde la ville rebelle de Homs pour le cinquième jour consécutif faisant au moins 50 morts mercredi selon les militants, en dépit de l'engagement du président Bachar al-Assad auprès de son allié russe à cesser l'effusion de sang.
DAMAS (AFP) - L'armée syrienne a bombardé à l'artillerie lourde la ville rebelle de Homs pour le cinquième jour consécutif faisant au moins 50 morts mercredi selon les militants, en dépit de l'engagement du président Bachar al-Assad auprès de son allié russe à cesser l'effusion de sang.
Les forces du régime ont pilonné aux roquettes et obus de mortier Homs (centre) pour écraser la révolte dans cette ville (centre) où les télécommunications et électricité ont été coupées, les infrastructures détruites et la nourriture se fait de plus en plus rare, ont dit les militants.
Mais le pouvoir, qui se refuse à reconnaître le mouvement de contestation depuis son début en mars 2011, a affirmé que ses forces y pourchassaient les "groupes terroristes" accusés d'être à l'origine des violences contre les civils, en faisant état de morts dans l'explosion d'une "voiture piégée".
Ce redoublement de violences qui a fait 12 morts ailleurs en Syrie selon les militants, survient dans un contexte de blocage diplomatique après le veto russe et chinois à un projet de résolution au Conseil de sécurité de l'ONU condamnant la répression de la révolte et prévoyant une transition politique.
Malgré l'indignation des Occidentaux face à ce veto, la Russie, un allié du régime, a continué à opter pour la non ingérence en Syrie, au lendemain d'une rencontre à Damas de son chef de la diplomatie Sergueï Lavrov avec M. Assad.
"Notre tâche, c'est de les aider (aux Syriens) sans aucune forme d'ingérence", a dit le Premier ministre Vladimir Poutine, dont le pays refuse d'évoquer un départ de M. Assad en estimant que son sort devait être réglé par "les Syriens eux-mêmes".
A son tour, le président russe Dmitri Medvedev a jugé que la recherche d'une solution devait continuer "y compris au Conseil de sécurité de l'ONU".
Mardi, M. Assad s'est engagé devant M. Lavrov à "faire cesser les violences d'où qu'elles viennent", selon le ministre russe.
Mais les Occidentaux ont aussitôt exprimé leur scepticisme, le régime syrien ayant alterné depuis le début de la révolte, promesses de réformes et escalade de la répression.
Face au blocage à l'ONU, plusieurs pays en faveur d'une condamnation du régime syrien ont pris des mesures unilatérales pour accentuer son isolement après des sanctions occidentales qui n'ont pas encore réussi à le faire plier.
Ainsi, les Etats-Unis ont fermé leur ambassade, plusieurs pays européens ont rappelé leurs ambassadeurs pour "consultations" et les six monarchies du Golfe ont décidé d'expulser les ambassadeurs de Syrie et de rappeler les leurs à Damas. Une réunion arabe est prévue dimanche au Caire pour décider de la suite à donner à la mission de leurs observateurs en Syrie aujourd'hui suspendue.
L'Union européenne a même annoncé se préparer, à titre de précaution, à une éventuelle évacuation de ses ressortissants de Syrie, au moment où plusieurs pays et organisations expriment leurs craintes d'une guerre civile.
La Turquie a dit, elle, compter organiser "dans les plus brefs délais" une conférence internationale sur la crise syrienne.
Mais entretemps, la machine de guerre du régime continue inlassablement de réprimer la révolte, qui a fait plus de 6.000 morts depuis près de 11 mois, selon les militants.
"Plus de 400 civils ont été tués à Homs depuis vendredi" soir, a déclaré Rami Abdel Rahmane, chef de l'OSDH, basé en Grande-Bretagne.
Les forces du régime ont repris leur bombardement de la ville dès l'aube, faisant 50 morts dont trois familles entières tuées à leur domicile, a précisé l'OSDH.
Selon Omar Chaker, un militant à Homs, le pilonnage, apparemment destiné à préparer le terrain à un assaut terrestre, vise surtout le quartier de Baba Amr, où certaines zones sont entièrement rasées. Les forces armées ont "bombardé les réservoirs d'eau et les poteaux électriques".
"Un crime de guerre organisé est commis devant le monde entier après que Lavrov a donné son feu vert à la poursuite de ce crime", ont dénoncé des militants sur leur page Facebook "Syrian Revolution 2011", en appelant les Syriens à "réciter la prière du mort sur toutes les places de Syrie".
En revanche, la télévision publique syrienne faisait état de la poursuite de l'opération des troupes à Homs contre les "gangs terroristes" pour les empêcher d'attaquer les civils, en faisant état de plusieurs morts dans l'explosion d'une voiture piégée et d'une attaque aux obus menée par des "terroristes" contre la raffinerie de Homs, l'une des principales du pays.
Ailleurs en Syrie, l'armée a pilonné pour le 7e jour consécutif Zabadani dans la province de Damas, pour tenter de faire plier cette place-forte de la révolte, a indiqué l'OSDH en faisant état de trois morts.
Des chars de l'armée ont en outre pris d'assaut la localité de Tsil (Deraa, sud), où un officier et 17 soldats ont fait défection, a ajouté l'OSDH, en faisant état d'un civil tué. A Idleb (nord-ouest), des chars sont entrés dans la ville d'Ariha, tuant un civil.
Il est très difficile de vérifier les informations sur le terrain en raison des restrictions imposées au déplacement des journalistes étrangers en Syrie.
Monde
Syrie: Homs pilonnée sans relâche, au moins 50 morts selon les ...Froid: 53 départements en vigilance orange, nouveau record de consommation électrique en vue
08/02 | 17h18 GMT
STRASBOURG (AFP) - Un nouveau record de
STRASBOURG (AFP) - Un nouveau record de
Au lendemain du pic historique de 100.500 mégawatts établi mardi soir, RTE, la filiale d'EDF qui gère le réseau de lignes à haute tension hexagonal, prévoit en effet une consommation électrique de 102.700 mégawatts à 19HOO, heure à laquelle les Français rentrent du travail et allument de concert radiateurs électriques et autres appareils électroménagers et électroniques.
Dans la matinée, la consommation d'électricité nationale a déjà atteint 99.800 mégawatts.
EDF et les autorités ont assuré que ce pic ne provoquerait pas de "black-out" national. Mais pour éviter tout problème, des appels à réduire l'utilisation de l'électricité ont tout de même été maintenus en Bretagne.
Dans le Var et les Alpes-Maritimes, régions également sujettes à des risques de coupures du fait de fragilités internes, la situation était redevenue normale mercredi.
Météo France a maintenu mercredi 53 départements en vigilance orange: les régions Alsace, Auvergne, Bourgogne, Centre, Champagne-Ardenne, Franche-Comté, Limousin, Lorraine, Rhône-Alpes ainsi que les départements de l'Ariège, Aude, Aveyron, Charente, Dordogne, Haute-Garonne, Gers, Lot, Lot-et-Garonne, Lozère, Deux-Sèvres, Tarn, Tarn-et-Garonne et Vienne. L'alerte a en revanche été levée dans l'après-midi pour l'Aisne et le Nord.
Dans les départements concernés par l'alerte, "les températures seront à nouveau très basses dans la nuit de mercredi à jeudi, comprises entre -10 et -15 degrés, avec des vents restant sensibles, accentuant la sensation de froid", a indiqué Météo France.
En Franche-Comté, la température la plus basse a été enregistrée mercredi matin en moyenne montagne, à La Pesse (Jura) avec -20 degrés, soit -28 degrés ressentis.
Selon Météo France, un répit relatif pourrait intervenir jeudi, avant une nouvelle baisse des températures la nuit suivante dans un grand quart nord-est.
Cet épisode de froid polaire a fait au moins cinq morts en France depuis une semaine: un SDF dans le Val-de-Marne, deux malades d'Alzheimer à Toulouse et en Moselle, un enfant de 12 ans tombé dans un lac gelé dans les Vosges, et un malade psychiatrique de 54 ans dans le Cher.
Les conséquences du froid ont également été fatales pour un enfant de quatre ans, mort dans l'Hérault après l'incendie d'une caravane à cause d'un poêle à bois, et pour un homme de 52 ans, intoxiqué au monoxyde de carbone en raison d'une chaudière défectueuse en Côte d'Or.
A Toulouse, la situation retournait lentement à la normale pour 11.000 habitants du quartier populaire du Mirail, privés de chauffage depuis lundi soir à cause d'une fuite du réseau urbain.
Alors que le gouvernement a ordonné la semaine dernière l'ouverture des hébergements d'urgence 24 heures sur 24, tous les jours, week-end compris, les responsables de la mosquée de Sainte-Geneviève-des-Bois (Essonne) ont décidé d'ouvrir leur lieu de culte aux personnes dans le besoin, pas forcément des fidèles musulmans.
A Strasbourg, un remorqueur a été transformé en brise-glace pour dégager en permanence les accès au port autonome et permettre ainsi une activité quasi-normale. Le seul et unique brise-glace de la Ville de Paris est également entré en action sur les canaux de la capitale.
A Sochaux (Doubs), des chauffages d'appoint ont été installés pour les équipes de nuit dans des ateliers de l'usine PSA où la température était descendue jusqu'à 10 degrés.
Mais la vague de froid fait aussi des heureux. Les producteurs de légumes d'hiver, tels que les carottes, poireaux, choux et navets, s'attendent à une augmentation des prix de leurs produits dans les jours prochains. La société Damart, qui commercialise depuis 1953 le tee-shirt thermorégulant Thermolactyl, a pour sa part annoncé que le cap des 300 millions d'exemplaires vendus avait été franchi mercredi.
France
Froid: 53 départements en vigilance orange, nouveau record de consommation électrique en ...La consommation électrique française a atteint un nouveau sommet
08/02 | 18h30 GMT
PARIS (AFP) - La consommation française d'électricité a atteint un nouveau sommet historique mercredi, dépassant son record de la veille en raison de la vague de froid qui continue de sévir sur le pays, selon des données diffusées par le gestionnaire de réseau RTE.
PARIS (AFP) - La consommation française d'électricité a atteint un nouveau sommet historique mercredi, dépassant son record de la veille en raison de la vague de froid qui continue de sévir sur le pays, selon des données diffusées par le gestionnaire de réseau RTE.
La consommation d'électricité a atteint un sommet de 101.700 mégawatts (MW) à 19H00, selon des données révisées mises en ligne par RTE, la filiale d'EDF qui gère le réseau national de lignes à haute tension.
Ce nouveau record avait initialement été estimé à 101.600 MW, mais a été revu à la hausse, à 101.700 MW, quelques minutes plus tard.
Le précédent pic historique (100.500 mégawatts) avait été atteint mardi à la même heure de pointe.
Ces records de consommation successifs sont liés à la vague de froid qui perdure sur la majeure partie de l'Hexagone, et pousse à son maximum la demande de courant à 19H, heure à laquelle les Français rentrent du travail et allument de concert radiateurs électriques et autres appareils électroménagers et électroniques.
La consommation de gaz naturel française a également atteint un nouveau record mardi, à 3.395 gigawatts-heure, dépassant ainsi son précédent pic établi la semaine dernière, a annoncé mercredi le réseau gazier GRTgaz.
Par ailleurs, les cours de l'électricité ne cessent de flamber du fait de cette vague de froid, et celui du mégawattheure livrable jeudi entre 10H00 et 11H00 a même frôlé 2.000 euros le mégawattheure sur la Bourse européenne de l'électricité Epex Spot, un niveau exceptionnellement élevé.
Economie/Finances
La consommation électrique française a atteint un nouveau .../ | h GMT
Politique
...Nokia va supprimer 4.000 emplois en Finlande, Hongrie, Mexique
08/02 | 16h43 GMT
HELSINKI (AFP) - Le groupe finlandais Nokia a annoncé mercredi qu'il allait supprimer 4.000 emplois dans ses usines de production de téléphones multifonctions (smartphones) en Finlande, en Hongrie et au Mexique d'ici la fin de l'année, et relocaliser une partie de sa production en Asie.
HELSINKI (AFP) - Le groupe finlandais Nokia a annoncé mercredi qu'il allait supprimer 4.000 emplois dans ses usines de production de téléphones multifonctions (smartphones) en Finlande, en Hongrie et au Mexique d'ici la fin de l'année, et relocaliser une partie de sa production en Asie.
"Nous prévoyons, par pays, 2.300 suppressions d'emplois à Komarom (Hongrie), 700 à Reynosa (Mexique) et 1.000 à Salo (Finlande)", a précisé à l'AFP le porte-parole du groupe James Etheridge.
Ces suppressions d'emplois s'inscrivent dans le cadre d'une vaste restructuration annoncée fin septembre, prévoyant plusieurs milliers de suppressions d'emplois et des externalisations.
Le numéro un mondial du téléphone mobile avait alors indiqué qu'il allait réexaminer le rôle à long terme de trois de ses usines: Salo en Finlande, Komarom en Hongrie et Reynosa au Mexique.
Ces trois usines vont dans l'avenir se concentrer sur la conception des logiciels et utilitaires destinés à la personnalisation des smartphones, a indiqué mercredi le géant finlandais en perte de vitesse depuis plusieurs mois.
Pour arrêter l'hémorragie, Nokia a décidé de déplacer sa production en Asie, marché en forte expansion, ce qui lui permettrait de raccourcir les délais de livraison ou de mise sur les marchés des produits.
Ce changement "porte sur la vitesse et la réactivité et finalement sur notre compétitivité", a expliqué M. Etheridge.
Mercredi soir, l'action Nokia a terminé quasiment inchangée (+0,05%) à 3,89 euros la séance à la Bourse d'Helsinki qui a elle même terminé en hausse de 1,4%.
Nokia, qui a pris beaucoup de retard sur le créneau lucratif des téléphones multifonctions face à une concurrence plus agressive de l'iPhone d'Apple et des appareils sous système Android de Google, essaye de réagir depuis quelques mois.
Il a signé l'an dernier avec Microsoft un accord pour une nouvelle plateforme et a lancé en octobre des premiers appareils sous ce nouveau système d'exploitation, les Lumia 800 et Lumia 710.
S'il en a vendu "plus d'un million" en Europe, à Hong-Kong, en Inde, en Russie, à Singapour, en Corée du sud et à Taiwan, il a eu moins de succès dans les autres régions du monde.
"Mon impression initiale est que c'est un bon produit, mais, en ce moment, être bon ça ne suffit pas", a jugé Horace Dedieu, auteur d'un blog basé en Finlande et spécialisé dans les industries de la téléphonie mobile, sur les ondes de la télévision-radio d'Etat finlandaise YLE.
Les Finlandais eux-mêmes semblent préférer l'iPhone d'Apple, selon une étude publiée la semaine dernière par l'université finlandaise Abo.
"Sept des dix utilisateurs testés ont choisi l'iPhone plutôt que le Lumia", selon les conclusions de cette étude, une mauvaise nouvelle pour le groupe finlandais qui essaie de rebondir et d'enrayer la dégradation continue de sa part de marché dans ce secteur.
Nokia a décidé l'an dernier de ne plus donner de chiffres sur sa part respective du marché de la téléphonie mobile, qui a avait atteint, avec 40%, un sommet au premier semestre 2008. Mais les experts estiment que cette part est aujourd'hui de quelque 25%.
Numéro mondial des téléphones mobiles, Nokia se bat désormais, avec Microsoft, pour conserver cette place face à l'offensive conjuguée du Blackberry du canadien RIM, de l'iPhone d'Apple et des téléphones portables utilisant la plate-forme Android comme ceux de Samsung.
Microsoft et Nokia, leaders dans leur domaine respectif, "arrivent sur le marché des téléphones intelligents comme des +outsiders+, tenant de convaincre les autres que, cette fois, ils sont les meilleurs", a encore jugé M. Dedieu.
Au cours du dernier trimestre de l'an dernier, Nokia a vendu quelque 19,6 millions de smartphones, soit une baisse de 31% par rapport à la même période de 2010, loin derrière Apple qui en a vendu au cours de la même période quelque 37 millions et Samsung qui en a vendu presque autant avec 36,5 millions d'unités.
Nokia est passé dans le rouge en 2011, avec une perte de 1,2 milliard d'euros.
High Tech
Nokia va supprimer 4.000 emplois en Finlande, Hongrie, ...Un Autrichien va tenter une chute libre de près de 37.000 mètres d'altitude
08/02 | 12h48 GMT
LOS ANGELES (AFP) - L'athlète autrichien Felix Baumgartner va tenter de battre aux Etats-Unis le record du monde de chute libre, en sautant d'un ballon à près de 37.000 mètres d'altitude, espérant devenir le premier homme non embarqué à franchir le mur du son, ont annoncé les organisateurs.
LOS ANGELES (AFP) - L'athlète autrichien Felix Baumgartner va tenter de battre aux Etats-Unis le record du monde de chute libre, en sautant d'un ballon à près de 37.000 mètres d'altitude, espérant devenir le premier homme non embarqué à franchir le mur du son, ont annoncé les organisateurs.
Felix Baumgartner, 41 ans, est un habitué des sauts dans le vide. Il avait notamment sauté du haut du World Financial Center T101 à Taipei (Taïwan) et du Christ du Corcovado, qui surplombe Rio De Janeiro.
A l'occasion de ce saut, qui doit avoir lieu cette année -- sans plus de précisions pour l'instant -- l'aventurier espère battre quatre records: le plus haut vol en ballon habité de l'histoire (à 36.576 mètres d'altitude), la chute libre la plus haute, la première personne à franchir le mur du son en chute libre, et la plus longue chute libre (environ 5 minutes et 30 secondes).
La ballon s'envolera de Roswell, au Nouveau-Mexique (sud-ouest des Etats-Unis), où Felix Baumgartner prévoit également d'atterrir, après avoir déployé son parachute.
Dans un message publié mardi sur le site internet www.redbullstratos.com, qui finance l'aventure, les organisateurs précisent qu'avec son saut "à la limite de l'espace, Felix et son équipe veulent apporter au monde les informations qui permettront aux gens d'évoluer en toute sécurité dans ces espaces hostiles, et rajeunir l'ancien esprit de la découverte spatiale".
Parmi les applications scientifiques de l'expérience, Red Bull évoque la création de "nouveaux vêtements de protection spatiaux, ou de parachutes spéciaux conçus pour des vitesses dépassant les 1.120 km/h".
L'expérience pourrait aussi "servir aux pilotes militaires, qui volent pour certaines missions à plus de 24.300 mètres, et à des astronautes qui devraient abandonner un vaisseau spatial endommagé", par exemple.
"Qui sait combien de personnes visiteront l'espace dans le futur, en tant que touristes?", ajoutent les organisateurs.
Selon redbullstratos.com, le précédent record de chute libre est détenu par le colonel Joe Kittinger, qui avait sauté de 31.333 mètres dans le cadre de l'expérience "Excelsior III", en 1960. M. Kittinger est conseiller spécial sur le vol de Felix Baumgartner et va servir de "mentor" à l'athlète autrichien.



